Le banc

Marie Laberge
Mise en scène Christiane Magendie

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Tout ordinaire et sans ornement, un banc posé là, à l’écart de la ville.  Un banc qui, du matin au soir, en ce jour de printemps, baigné de soleil, égayé de chants d’oiseaux, voit défiler des gens, bien ordinaires eux aussi.  Vingt et un personnages.

On ne sait rien d’eux sinon ce qu’ils veulent bien nous montrer, furtivement, le temps d’un tour de place, d’un tour de parc, le temps de s’asseoir pour reposer leurs pieds et leur cœur et nous livrer un morceau de leur vie.

Ils en parlent avec des mots simples, des mots de tous les jours. Ils en parlent drôlement, naïvement, crûment, férocement, amèrement, tendrement… puis s’en retournent.

Le banc n’est pas une pièce comme les autres. Pas d’avant, pas d’après. Pas de trame dramatique.

Seules des vies esquissées. Un “clignotement” de personnage, comme l’écrit Marie Laberge. Aussi rêvait-elle d’intituler cette pièce “Trois petits tours et puis s’en vont”, mais le titre avait été partiellement pris.