La dame en blanc

Wilkie Collins
Mise en scène Christiane Magendie – avril 2008

“The Woman in White” est le titre original du roman de Wilkie Collins, publié, sous forme de feuilleton, entre 1859 et 1860, dans un hebdomadaire populaire lancé par Charles Dickens. Le succès fut phénoménal. Chaque semaine, on faisait la queue pour acheter la revue, tant on était pressé de savoir ce qui allait arriver.
A notre tour, nous nous sommes laissé prendre par la lecture de ce roman de cinq cents pages. Etait-il bien raisonnable de vouloir adapter pour la scène un texte dont l’intrigue
plutôt complexe entraîne le lecteur dans de multiples lieux et au long des saisons ?
Le coup de coeur a vite délogé la raison et fait place à la folle entreprise. Le travail d’adaptation, commencé il y a un an, s’est poursuivi jusqu’aux dernières répétitions. Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage. Polissez-le sans cesse et le repolissez. Ajoutez quelquefois, et souvent effacez… Pour traiter les problèmes de temps et de lieux, l’idée est apparue très vite d’utiliser des projections d’images et de textes. Le décor a été conçu et réalisé de manière à les intégrer au jeu théâtral, au même titre que les lumières et la musique.

Au milieu du XIXème siècle, tandis que s’effeuillent les derniers jours de l’été, Walter Hartright, jeune professeur de dessin, s’apprête à quitter Londres pour Limmeridge dans le Cumberland, afin d’enseigner l’art de l’aquarelle à deux jeunes filles, Laura Fairlie et
sa demi-soeur Marian Halcombe. Lorsqu’il rencontre pour la première fois la mystérieuse dame en blanc, Hartright ignore que son destin sera étrangement lié au sien. Qui est-elle ? Qui est ce cruel baronnet qui l’effraie à ce point ? Et quel est le terrible secret qu’elle prétend détenir ? Walter parviendra-t-il à sauver celle qu’il n’a jamais cessé d’aimer ?
Durant deux heures, dix-huit comédiens nous entraînent dans cette étrange histoire
de famille. La première époque nous conduit dans le Cumberland, à Limmeridge House, propriété de Mr Frédérik Fairlie, célibataire et oncle de Laura. La seconde, à Blackwater Park, propriété de Sir Percival Glyde, dans le Hampshire. Enfin, la troisième époque se passe tantôt à Londres, tantôt à Welmingham. Les faits seront exposés par plusieurs narrateurs, comme le feraient différents témoins devant un tribunal, qui, à cette époque, aurait été une cour d’assises Aucun fait important ne sera relaté par simple ouï-dire. Lorsque Walter Hartright sera intimement mêlé aux événements, il les décrira lui-même ; mais lorsqu’il ne s’agira plus de sa propre expérience, d’autres témoins raconteront à leur tour ce qu’ils savent afin de montrer clairement et sans détour où est la vérité.
Distribution
La Dame en blanc, Laurence Dubuc-Laska
Walter Hartright, professeur de dessin Cyril Clédières
Marian Halcombe, demi-soeur de Laura Sylvie Fassensieux
Laura Fairlie, nièce de Mr F. Fairlie Laurence Dubuc-Laska
Mr Frédérick Fairlie, célibataire Jean-Claude Bernier
Maître Gilmore, avocat et ami des Fairlie Jean-Claude Zaoui
Fanny, femme de chambre de Laura Séverine Duhamel-Junca
Louis, domestique à Limmeridge House Jean-Michel Chaubenit
Jacob, écolier Justine Laugaa
Sir Percival Glyde, Didier Laugaa
Le comte Fosco, Eric Berger
La comtesse Fosco , née Eléanore Fairlie, tante de Laura Nadine Hutteau
Mr Merriman, avocat de sir Percival Jacques Saurel
Mrs Michelson, gouvernante à Blackwater Park Françoise Faisy
Mrs Rubelle, infirmière Monique Auber
Hester Pinhorn, cuisinière chez la comtesse Fosco Monique Auber
Dr Goodrick, Jacques Saurel
Mrs Cléments, Mireille Berger
Mrs Catherick, Brigitte Merle-Vignau
Le sacristain, Alexandre Buttoudin
Un domestique de Sir Percival, Alain Paillot
Le gamin, Justine Laugaa

Création lumière : David Cappellazzo
Scénographie (conception du décor) :  Philippe Casaban et E. Charbeau
Réalisation des décors : Paul Gergereau
Création et réalisation des costumes : Yvonne Dumas
Montage des textes et des images vidéo:  Monique Saurel
Prises de vues et montage des films : Elisabeth Magendie
Photographies (journal de Marian Halcombe) : Isabelle Magendie
Affiche  : Romain Auberger